mercredi 8 mai 2013

Auteure - Biographie

Auteure - Biographie

Justine Patérour est née à Douarnenez, près de Quimper en Bretagne, en 1991. Etant passionnée depuis toute petite par les chevaux, elle a suivi des études dans le monde agricole pendant six ans à Pommerit-Jaudy dans les Côtes-d'Armor, en Bretagne.
Elle aime lire depuis sa plus jeune enfance. A force de lecture de fantastique et fantasy, l'idée d'écrire lui est venue toute seule vers l'âge de quatorze-quinze ans. Pendant quelque temps, elle écrivait des histoires sans plus d'idées derrière la tête. C'est ainsi que beaucoup d'entre elles sont parties à la poubelle. Ce n'est seulement que vers l'âge de dix-neuf ans, que l'envie d'aller plus loin lui a pris. C'est ainsi qu'est né ''la prophétie d'Alysiane''. Dès qu'elle a du temps libre, elle laisse son imagination vagabonder et note les idées sur un papier. Au début, ce roman ne devait faire qu'un seul livre mais au final, deux tomes sont prévus. Le dessin est aussi une activité qu'elle aime pratiquer de temps en temps. Elle n'excèle pas dans ce domaine, mais elle fait au mieux.
Dans ses projets futurs, elle souhaiterait se lancer dans un écrit qui traite des anges. Mais cela ne reste qu'une idée parmi tant d'autres...

La prophétie d'Alysiane - présentation


Couverture faite par les éditions valentina et la talentueuse Space-Dyn Artwork


Titre de la saga: la prophétie d'Alysiane
Nombre de tomes prévus: 2
Genre: fantasy
Public: Adolescents, jeunes adultes et adultes
Avancement de l'écriture: SAGA TERMINEE

Vous souhaitez suivre l'avancée de la réécriture ou autre?
Rendez-vous ici ( * )


Page Booknode : ( * ) 
Page LivrAddict: ( * ) 
Page GoodReads: ( * )


  


Alicia rêvait d'un monde magique à parcourir avec ses amis, mais voilà que le rêve devient réalité et vire parfois même au cauchemar. Car ce n'est pas seulement sa meilleure amie qu'elle retrouve sur Alysiane, mais aussi son pire ennemi et un sorcier fou à lier. A l'aide des quatre peuples qui composent ce monde, Alicia et ses compagnons vont devoir faire face à toutes sortes de dangers... dont ils ne sortiront pas indemnes

 


"Une forêt. Des arbres sans vie. Des bruissements dans les feuilles encore présentes. Un ciel morne sans soleil, sans lumière. L'ombre planant au-dessus de tout. Un monde semblant être en noir et blanc. Une forme mouvante passant au-delà des cîmes des arbres. Un visage apeuré, des larmes coulant sur les joues, des membres tremblant de part en part, des yeux roulant dans leurs orbites.
Une cabane au loin. Ses pas se font plus pressants. Son allure s'accélère. Son cœur palpite de plus en plus et cogne contre sa poitrine. Une deuxième ombre passe tout près, la frôle presque. Son bras se tend devant l'ouverture qui se tient en face d'elle. Sa main blanche à la peau douce comme celle d'un bébé apparaît et tourne la poignée. La porte s'ouvre dans un cliquetis et grince. Elle rentre et referme derrière elle, essoufflée. Il faut qu'elle se protège de ce qui l'attend dehors, qu'elle trouve une solution à ça. Mais comment ?
Elle regarde autour d'elle : une table rectangle, deux chaises, un buffet. La maison est sombre. Le petit hublot qui sert de fenêtre éclaire juste le strict nécessaire. Elle s'en approche et regarde attentivement dehors. Le vent s'est levé, cogne contre le volet branlant et s'insère dans les buissons au loin. "

La prophétie d'Alysiane, tome 1: les élus




Couverture faite par les éditions valentina et la talentueuse Space-Dyn Artwork

Titre: La prophétie d'Alysiane, tome 1: les élus  
Genre: Fantasy 
Public: Adolescents, jeunes adultes et adultes  
Nombre de pages: 412
 
Edition: éditions valentina  
Parution: 11 novembre 2013
Couverture:
Space-Dyn Artwork 
Prix: 20€
Où le commander:
Boutique Valentina
  


  
Éternelle rêveuse depuis sa plus tendre enfance, Alicia a toujours voulu se retrouver en plein cœur d’un
lieu peuplé de personnages féériques et rempli de magie.
Mais le jour où elle va découvrir une porte magique qui la mènera tout droit vers le monde parallèle qu’elle s’était imaginé, elle va rapidement déchanter tant la vie n’y est pas aussi rose qu’elle le croyait…
Tombée en plein cœur d’une guerre que seuls les quatre Élus de la prophétie sont à même d’arrêter, une course contre la montre commence alors pour Alicia et ses compagnons de voyage, qui ne sont autres que sa meilleure amie… et son pire ennemi.
Ils devront alors s’unir sous une même bannière pour sauver ce monde et leur propre peau par la même occasion, pour le meilleur… comme pour le pire.

 

 
"Il regarda autour de lui et quelque chose le frappa de plein fouet. Tout était triste et sans couleur. Comme s'il se retrouvait dans un film des années cinquante, en noir et blanc. Il regarda ses vêtements pour voir si eux aussi avaient pris cette teinte. Le constat fut des plus troublants : ils avaient perdu de leur éclat et il ne restait plus d'eux que quelque chose de sombre. Il fit une grimace et regarda, inquiet, son cheval.

Ce dernier broutait tranquillement l'herbe qui était à ses pattes, noire elle aussi. Il semblait ne plus avoir peur, comme si rien de tout cela ne s'était passé. Il s'approcha de lui et lui caressa le front en remarquant qu'il était sec. Vu à l'allure à laquelle sa monture avait détalé, il aurait été logique qu'il soit trempé, mais c'était tout le contraire. Il haussa les sourcils, mais aucune réponse ne vint à son esprit. Peut-être s'était-il imaginé cette scène, après tout, c'était plausible."





" Qu'est-ce que tu fais là ? Ça fait longtemps que tu m'espionnes ?

Je venais prendre mon bain mais j'ai vu que c'était occupé. Et oui, ça fait un petit moment que je te vois sautiller partout et je dois dire que c'est très marrant comme spectacle, répondit-il taquin.

Et ça ne t'es pas venu à l'esprit de m'apporter mon peignoir !

Non.

Pervers !

Sale caractère.

Tu...

Tu attends quoi pour aller le prendre et te rhabiller ? la coupa-t-il.

Elle le regarda, surprise, et finit par remettre ses idées en place. En oubliant la douleur à son pied, elle courut vers son peignoir et le mit aussi rapidement que possible.

Tu vois, finalement ta douleur est passée.

Je te hais ! Et puis, arrête de me reluquer comme ça ! Retourne-toi !"
 

La prophétie d'Alysiane, tome 2: les quatre peuples




 Titre: La prophétie d'Alysiane, tome 2: les quatre peuples
Genre: Fantasy
Public: Adolescents, jeunes adultes et adultes
Nombre de pages: environ 300 pages A4
Parution: en cours d'édition
Couverture: Space-Dyn Artwork
Prix: inconnu à ce jour
Où le commander: Bientôt....
 
 
 
 
Résumé en cours et à venir...
 
 



"— Je souhaitais vous parler d'Alban, lança Alicia après avoir repris sa respiration. Ce n'est vraiment pas quelqu'un de mauvais.
Qu'est-ce qui te fait dire cela ? As-tu des preuves concrètes de ce que tu avances ?
Pas besoin de faire des recherches sur une personne, lorsque l'on a confiance en elle, rétorqua l'adolescente, toutefois d'une voix posée et douce.
En aucun cas elle ne voulait irriter la reine.
Cette dernière lui fit un léger sourire.
Parfois, la confiance n'est pas la seule preuve que l'on peut posséder pour être sûr que le cœur d'une personne est pur.
Un cœur ne peut être pur. Dans notre vie, nous faisons forcément tous des erreurs. De ce fait, nous ne sommes jamais purs. L'erreur est humaine. Alban en a fait, mais en aucun cas il ne doit être jugé comme traître."




"Tu m'as suivie ! lui balança-t-elle à la figure. Tu m'as suivie pour mieux m'atteindre !
Non ! Je t'ai suivie pour m'excuser et me joindre à toi ! Je t'ai aidée à arriver plus vite ici, car du temps, nous en manquons.
Je ne te crois pas ! s'époumona-t-elle.
Oh et puis zut ! Tu as raison ! Je t'ai suivie pour te tuer, te torturer, mettre ta tête sur un piquet et rentrer fièrement au château en fanfaronnant que j'ai tué l'élue, répliqua-t-il, excédé.
Alicia poussa un cri d'indignation.
Mais... tu es en train de te foutre de moi, là !
Évidemment, que je me fous de toi ! Je ne suis pas un psychopathe, Alicia, je suis ton ami ! Ton ami !"

Présentation - Le son d'une voix

Le son d'une voix
Montage fait par la merveilleuse Méridian ( * ) don't touch... 


     Titre: Le son d'une voix
    Genre: Fantastique, suspense, action, magie
    Public: jeunes adultes et adultes
    Nombre de pages: inconnu à ce jour
    Nombre de tomes: tome unique
    Edition: inconnu à ce jour - en cours d'écriture
    Parution: inconnue à ce jour
    Couverture (non officielle): Méridian
    Prix: inconnu à ce jour
    Où le commander: à venir...


      Trailer fait par la merveilleuse Maeva Cammarata, auteure du livre "Elisabeth L." que vous pouvez retrouver ici ( * ) et ( * )






      "A l'âge de seize ans, Victoire n'a pas la vie dont elle rêve. Durant toute son enfance, elle a entendu des voix lui chuchoter à l'oreille. Elle pensait parler à un ami imaginaire. Mais cela allait bien plus loin que ça.Maintenant qu'elle a grandi, elle remarque qu'elles sont plus présentes et lui dictent sa vie. Elles sont à la limite de l'étouffement. Mais qui sont-elles et que lui veulent-elles?En faisant de plus amples recherches, elle sombrera dans un passé très douloureux. Des secrets de famille bien enfouis, referont surface pour le malheur de tous.Cette aventure risque de lui coûter bien plus que ce qu'elle ne pense. Entre une âme écorchée à vif et un corps meurtri, elle n'en sortira pas indemne et en gardera un lourd souvenir."






      "Sa grand-mère était en danger, elle en était maintenant persuadée. Elle poussa avec délicatesse la porte en faisant en sorte qu'elle ne grince pas. Elle posa un pied à l'intérieur de la maison, puis l'autre. [...]
      Tout était en pagaille : des vases brisés au sol, des papiers vieillis par le temps éparpillés dans la pièce, les fauteuils et canapés détruits à coup de couteau et les grandes fenêtres ouvertes apportaient un vent qui faisait tout voler. Que s'était-il passé ?[...]
      Une ombre furtive passant sous la porte la sortit de ses songes et la fit revenir à l'instant présent. Elle sursauta, tomba et se cogna au pied du lit. Une douleur lancinante vint taper son crâne et elle poussa un petit cri plaintif. L'ombre s'arrêta un instant en l'entendant, puis repartit. La jeune fille soupira de soulagement et se releva, pantelante. Sortant de la chambre, elle ne prit pas la peine de refermer derrière elle. Elle tenait à savoir qui s'était introduit chez Laura, et pour ça, il ne fallait pas qu'elle perdre de temps. Elle vit la forme mouvante s'introduire dans une autre pièce, qui était le bureau de la vieille dame.[...]
      Un léger crac ! se fit entendre et elle s'arrêta net en mordillant sa lèvre. Elle venait de se faire prendre la main dans le sac. Comment allait réagir l'ombre. Allait-elle la tuer ? La faire souffrir ? Elle n'en savait rien, et franchement, elle ne souhaitait pas vraiment le découvrir.
      Victoire essaya de fuir en se retournant, attrapa la poignée mais ne put aller plus loin. Une main ferme lui empoigna douloureusement l'épaule, la faisant flancher. Elle poussa un cri de douleur tandis que des larmes furtives s'échappaient de ses yeux. Elle n'osait pas se retourner de peur de croiser le regard de son agresseur. Mais maintenant, elle savait que c'était un homme vu la force qu'il possédait. La jeune fille profita que l'inconnu desserre sa poigne, inspira profondément, regarda rapidement autour d'elle et vit un tisonnier non loin. Elle compta jusqu'à trois, sauta sur le côté, s'empara de l'objet, se retourna et frappa, d'une force qu'elle ne se connaissait pas, l'homme se trouvant devant elle.[...]"



      Vous souhaitez suivre l'avancée de la réécriture ou autre?
      Rendez-vous ici --> ( * )

      Prologue - le son d'une voix


      6 mai 2002 :

      Une petite fille de six ans jouait tranquillement dans sa chambre avec ses poupées Barbie, comme toutes les fillettes de son âge. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur ses épaules et ses yeux bleus couleur océan reflétaient la joie de vivre et le bonheur d'être entourée d'une famille qui l'aimait. Sa chambre était à l'effigie des gamines prêtes à entrer en école primaire : tout de rose. Le lit, les murs, le tapis se trouvant en dessous de sa litière et ses jouets. Une vraie petite chambre de princesse, comme elle se désignait chaque jour.
      Une Barbie dans la main gauche et le Ken dans la droite, elle faisait comme s'ils étaient vivants et leur inventait une vie.
      — Ken, peux-tu aller chercher notre fille dans le bain ? demanda-t-elle de sa petite voix fluette.
      « Grandis un peu et joue à un autre jeu. »
      La jeune fille ne fit pas attention à cette voix qui sifflait dans ses oreilles depuis bientôt deux ans. Pour elle, ce n'était que son amie imaginaire qui lui donnait des conseils de grande. Mais Victoire ne se considérait pas encore comme telle ! Elle voulait rester petite et ne pas se mêler des histoires de grands. Elle voulait rester dans l'innocence de la jeunesse et avec ses jouets.
      « Arrête d'avoir ce genre de pensées idiotes ! Bientôt, tu te rendras compte que j'ai eu raison de te pousser à grandir ! »
      — Mais je ne veux pas grandir ! s'énerva-t-elle. Maintenant, laisse-moi tranquille, pars et va embêter quelqu'un d'autre !
      « Tu es beaucoup trop faible pour que je te laisse. Lorsque tu seras prête, je le ferai, mais pas avant. »
      La fillette ne comprenait strictement rien à ce que lui racontait la voix et elle ne voulait pas non plus essayer de comprendre. Tout ce que la voix avait réussit à faire, c'était l'énerver, une fois de plus. Elle se leva, alla soigneusement ranger ses poupées, prit son doudou posé sur son lit et descendit au salon où ses parents étaient assis sur le divan en train de regarder la télé.
      — Je peux venir ? demanda-t-elle en murmurant.
      — Bien sûr, ma chérie, répondit sa mère en tapotant le siège près d'elle.
      La petite s'avança, sa peluche pelotonnée dans ses bras et partit elle-même dans les bras de sa maman.
      — Victoire ? Tu vas bien ? questionna une voix dure à sa droite.
      Elle regarda dans sa direction, lui sourit et acquiesça faiblement.
      — Tu sais que tu peux tout nous dire ?
      — Oui, papa. C'est juste que... qu'elle est revenue... et elle m'empêche de jouer avec mes poupées, dit-elle, les larmes aux yeux, resserrant encore plus son étreinte sur sa peluche adorée.
      — Ce n'est qu'une voix, ma puce, elle ne peut pas te faire de mal. Ignore-la et tu verras qu'elle partira d'elle-même. C'est juste ton imagination qui te joue des tours, tenta son père pour lui remonter le moral.
      — Oui, tu dois avoir raison, répondit-elle en lui souriant de plus belle.
      « Il se trompe, je ne suis pas ton subconscient mais bien une voix qui compte bien te guider et t'éloigner de tout ce qui pourrait te corrompre »
      Victoire frissonna à cette dernière phrase et se retourna une nouvelle fois vers ses parents.
      — Ça veut dire quoi, corrompre ?
      Le silence se fit dans la pièce et les adultes se regardèrent, surpris. Un rire aigu monta dans la tête de la fillette qui poussa un cri, étonnée.
      — Je... je vais me coucher, je me sens fatiguée.
      Elle n'attendit pas la réponse de ses parents et se dirigea vers sa chambre sans un regard vers eux. Elle s'allongea sur son lit, mit sa tête entre ses bras et pleura doucement.
      « Bonne nuit, petite, à demain »
      — Non ! Pas à demain ! Je ne veux plus t'entendre ! Pars et ne reviens plus ! s'énerva-t-elle en plaquant ses mains sur ses oreilles.
      « Tu peux coller tes mains autant de fois que tu voudras sur tes oreilles, rien n'y changera. Je serai toujours là. »
      — Laisse-moi tranquille ! éclata en sanglots la petite fille.
      « Dors bien. »
      Et la fillette s'endormit.


      De nos jours (2012) :

      Victoire était assise sur le siège de sa coiffeuse et se brossait doucement les cheveux. Dix ans s'étaient écoulés, et elle n'avait plus aucune nouvelle de cette voix. Sa chambre était devenue une pièce pour adolescente. Des posters affichés sur les murs, des couleurs qui n'avaient plus rien à voir avec ses envies de petite filles, un lit double à baldaquin et des livres remplaçaient ses poupées parties, pour la plupart, au grenier.
      Aujourd'hui était son dernier jour de vacances et elle comptait bien en profiter pour passer la journée avec son groupe d'amis. Ils devaient tous se retrouver pour quatorze heures au parc, leur endroit de prédilection. Une journée chaude et ensoleillée était prévue, alors la jeune fille pourrait bronzer.
      Arrivée sur place, elle constata avec un sourire qu'elle était la première et regarda sa montre : treize heures quarante-huit. Comme toujours, elle trouvait le moyen d'arriver en avance. Elle partit dénicher un coin paisible où s'installer pour l'après-midi. Sur sa droite, un beau saule pleureur n'attendait qu'elle et sa serviette pour s'allonger. Elle suivit son instinct et partit s'y asseoir.
      Ses amis ne tardèrent pas à arriver un par un jusqu'à ce que tout le petit groupe soit enfin au complet.
      — Salut, Victoire, l'apostropha un jeune homme.
      L'interpellée leva la tête et croisa les beaux yeux émeraudes de l'adolescent se trouvant devant elle. Blond aux pupilles vertes, athlétique, il ne lui fallait que quelques secondes pour faire fondre une fille sans qu'il ne s'en rende compte et sans même qu'il ne le veuille. Pour lui, la seule fille qui comptait à ses yeux était celle à qui il venait de s'adresser. Mais bien sûr, celle-ci ne s'en doutait aucunement. Pour elle, ce n'était qu'un ami d'enfance, son meilleur ami, celui à qui elle confiait tout.
      — Lucian, tu vas bien ?
      — Comme tous les jours, et toi ?
      Elle acquiesça tout en tapotant un coin de sa serviette pour l'inviter à s'installer près d'elle.
      — Alors, prête pour cette rentrée ? lui demanda-t-il.
      — Oh, ne m'en parle pas ! Je n'ai même pas envie d'y être. En plus, mes parents sont partis pour deux mois en voyage de noces.
      — De noces ? Mais ils sont mariés depuis des années !
      — C'est bien ça le problème, rigola-t-elle à la tête que faisait son ami, ils ont décidé de réitérer la chose et de partir faire un bon tour du monde.
      — Pour ça, ils ont de quoi faire !
      Ils explosèrent de rire et se taquinèrent pendant un moment. Chatouilles, batailles d'eau et autres rythmaient leurs journées. Ils s'entendaient si bien que leurs amis étaient persuadés que bientôt, ils formeraient un couple. Mais la jeune fille n'était pas de cet avis. Puis elle était persuadée qu'il ne voulait pas d'elle en petite amie ! Quelle drôle d'idée, ils étaient meilleurs amis ça ne pouvait pas aller plus loin !
      L'après-midi passa rapidement et le soleil était toujours aussi présent et éclatant, comme l'avait prévu la météo. En fin de journée, ils se dirent tous au revoir et au lendemain pour la première journée de classe et rentrèrent chez eux, chacun de leur côté. Victoire et Lucian restèrent traîner un petit moment à deux et se lâchèrent une fois l'embranchement de leurs maisons en vue.
      Une fois chez elle, elle monta dans sa chambre, déposa son sac, alla prendre une douche et s'allongea sur son lit. Une belle journée venait de se terminer et elle en gardait des étoiles plein les yeux. Lucian avait été, comme d'habitude, parfait et joueur. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne trouvait pas une fille qui pourrait le rendre encore plus heureux qu'il ne l'était déjà.
      Après un temps de réflexion, elle se leva certainement un peu trop rapidement car un vertige lui monta à la tête et elle retomba sur son lit. Elle prit celle-ci entre ses mains en se mordant la lèvre pour ne pas crier, espérant que la douleur passe. Mais plus les minutes défilaient, et plus elle s'accentuait. C'en devenait incontrôlable et dur à supporter. Victoire tomba de son lit et se cogna lourdement la tête au sol. Un liquide chaud coula doucement sur sa tempe pour venir s'accumuler à sa bouche. Un goût métallique passa sur ses lèvres et un deuxième vertige, bien plus violent que le précédent, lui fit perdre connaissance.

      Premier chapitre - Le son d'une voix


      Chapitre 10:



      "— Grand-mère, il est peut-être temps de parler et de nous expliquer.
      Que connaissez-vous de la magie ? commença Laura, sans préambules.
      Pardon ? demanda sa petite-fille, dans un sursaut.
      Léo et Lucian semblaient tout autant interloqués qu'elle mais ne dirent rien. Quant à Patrick, il savait très bien où elle voulait en venir, c'est pourquoi il se tut.
      Je veux dire par là : que vous évoque ce mot ? Quelle définition lui donneriez-vous ?
      Aucune, la magie n'existe pas, commença Lucian.
      Bien. Et toi, Victoire ?
      Je... Si je suis l'histoire de Patrick, la magie existe. Alors je dirais qu'elle ne se présente qu'à ceux qui y croient vraiment.
      Intéressant... Et toi, jeune homme, s'adressa la vieille femme à Léo, qui était resté en retrait.
      La magie existe bel et bien. Pour m'y être confronté tant de fois je ne peux qu’être formel.'





       Chapitre 12:


       
      "Victoire souffla, inspira profondément et ferma les yeux. Lucian était à ses côtés mais se doutait que la voix était de retour et l'aidait à comprendre ce qu'il fallait faire. C'est pourquoi il ne bougea pas et attendit.
      De son côté, Victoire ne ressentait plus les éléments extérieurs tel que le vent, l'air et la présence d'un être humain. Elle était dans une autre dimension. Tout était flou mais elle ressentait quelque chose de fort. Comme si... Comme si on lui insufflait une nouvelle forme de puissance. Comme si tout ce qui se trouvait autour d'elle devenait petit et sans importance. Comme si autre chose naissait dans ses membres, quelque chose de nouveau. Comme si... C'était tellement jouissif ! Elle sentait la magie prendre possession d'elle et devinait que son corps abritait un énorme pouvoir ! Mais aussi qu'il lui faudrait des heures et des heures d’entraînement avant de parvenir à le contrôler."







      Chapitre 14:



      "Victoire resta clouée au sol face à ce carnage. Elle ne savait comment réagir. Les larmes coulaient abondamment de ses yeux pour s'écraser au sol. Elle aurait voulu crier mais sa bouche grande ouverte ne laissait sortir aucun son. C'était comme si tous les bruits autour d'elle étaient coupés, comme si quelqu'un avait arrêté le son de la télé. Elle ne contrôlait plus ses membres. Ses jambes se dérobaient sous elle dès qu'elle souhaitait se relever, ses bras ne répondaient plus et son crâne était prêt à exploser. Elle aurait tant voulu se trouver loin de tout ça, ne plus vivre... Mourir. Voilà, mourir. Le seul mot qui lui venait en tête était « mourir ».

      [...]

      Tout était comme au ralenti. Elle voyait le sang couleur vermeille couler sur le sol devenu cramoisi. Il glissait lentement dans les jointures du carrelage et s'approchait doucement de la jeune fille, qui reculait pour se caler contre un mur et éviter de voir cette horreur.
      Une fois contre la paroi, elle mit ses mains sur ses yeux et poussa un cri rauque qui, malheureusement, fut silencieux. Sa voix s’était perdue dans les tréfonds de l’angoisse qu’elle ressentait. Entraînée par le désespoir et la grande tristesse qui l’habitait, elle tapa contre le mur."